Perte de pouvoir d’achat pour les retraités

Le Premier ministre a voulu rassurer les Français dans les colonnes du JDD. Il voulait en en effet démentir une rumeur selon laquelle certaines prestations sociales seraient réduites cette année. En ce qui concerne les APL, les allocations familiales et les pensions de retraite, il faudra s’attendre à une progression modérée, à peine +0,3% par an en 2019 et en 2020, a assuré Edouard Philippe. Reste que cette hausse est inférieure à l’inflation qui a été établie à 1,6% en 2018, selon les dernières prévisions de l'Insee.

Par ailleurs, cette mesure ne permettra pas de compenser la hausse de la CSG. Certains retraités vont en effet ressentir les effets de ces mesures sur leur pouvoir d’achat. Une situation dénoncée par la présidente du groupe Nouvelle gauche à l’Assemblée, Valérie Rabault : « Désindexation des retraites combinée à hausse de la CSG = 578 € de perte de pouvoir d’achat par an pour un retraité qui a 1.300 € de retraite par mois ».

Une politique assumée

« Nous assumons une politique de transformation et de maîtrise des dépenses qui privilégie, je le redis, la rémunération de l’activité et qui rompt avec l’augmentation indifférenciée des allocations », a tenu à préciser le Premier ministre, anticipant les remarques de ses détracteurs. « C’est par le retour à l’activité et une meilleure rémunération du travail que notre pays sera plus prospère. »

Pour apaiser les esprits, le Premier ministre a tenu à ajouter que certaines allocations augmenteront « significativement ». Ce sera le cas de la prime d’activité, le minimum vieillesse et l’allocation pour les adultes handicapés. Il a également annoncé que la suppression des cotisations salariales sur les heures supplémentaires, qui était fixée à 2020, avait été avancée à 2019. Les retraités auront du mal à se sentir concernés.

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